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01/09/15 Australie

Pourquoi je n’apprécie guère l’Australie

 

Allez, dans la foulée, je (Mélanie) vais m’exprimer à mon tour sur l’Australie, enfin plus particulièrement sur Brisbane. Il faut dire que la déception a été grande puisque cela fait depuis de très nombreuses années que je rêvais de partir en Australie et de m’y installer. Au final, j’ai cherché à fuir le pays au plus vite. Est-ce que c’était si horrible que ça ? Dans notre cas, je dirai oui. Mais je précise que cela est propre à notre expérience, à ce que l’on espérait, à rajouter quand même de la malchance, un mauvais timing, puis de nos goûts et notre état d’esprit. Par conséquent, voyager en Australie peut être merveilleux pour d’autres personnes, mais dans tous les cas, je suis persuadée qu’aujourd’hui le pays est très loin d’être l’eldorado qu’il était il y a quelques années.

 

Contrairement à Adeline, dans la vie, je ne fonctionne pas à je vois en noir ou je vois en blanc. Je suis toujours dans le compromis, alors je vais davantage parler des plus et des moins (comme ça vous verrez bien qu’entre les deux, je suis la plus gentille aha).

 

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Les plus :

 

– Le climat. Mais ATTENTION, il fait froid en Australie. C’est pas la fête au village, marcel et tongs toutes les journées. Je vous en dirai plus dans les moins !

 

– La politesse des gens. Bon certes, je vais le mettre dans les moins aussi. Mais après avoir vécu 3 mois là-bas, on s’habitue aux “THANK YOU” hurlés aux chauffeurs de bus quand les gens en y descendent ou aux “hello how are you?” à tout va.

 

– Mes colocataires. Mes meilleurs souvenirs sont grâce à ces deux visages bridés qui ont partagé mon quotidien pendant ces 3 mois. Pour un premier logement en colocation, je pouvais pas rêver mieux !

 

– Les tarés. Alors oui, ça paraît bizarre de mettre cela dans les plus, mais heureusement qu’il y avait quelques foufous pour animer l’âme de Brisbane. Mentions spéciales pour :

* Ray et sa femme chez qui nous avons vécu via Airbnb nos premiers jours. Ce sont réellement des personnes adorables et merveilleuses. Je les mets dans cette catégorie, tout simplement parce-qu’ils vivaient dans un autre monde. Un monde où l’argent coule à flot, maison jamais fermée tout comme télés jamais éteintes et conduite impressionnante.

* Ben à Redcliffe. Notre host couchsurfing pour nos premières semaines en Australie, alcoolique qui nous a coupé l’électricité à partir de 20h dès la première nuit et qui, accessoirement, nous avait caché son autre profil couchsurfing où les commentaires indiquaient qu’il était violent. Dans les plus ? Bah oui, ça fait une bonne anecdote, on savoure davantage la vie maintenant qu’on a échappé à la mort et puis, c’est là qu’on a rencontré notre chère Virginie.

* Cameron. Le gars qui a remplacé notre coloc’ Jony pour les dernières semaines qui, bien que sympathique, m’a quand même bien fait flipper avec sa consommation régulière d’alcool (oui les australiens n’ont pas le même rapport à l’alcool que nous aha) et son esprit sombre, très sombre…

* Mathilde. Bien que je ne l’ai pas rencontré en personne, cette fille qui m’a remplacé durant mon court séjour en France, m’aura bien fait rire. France représente, elle a animé notre salon durant une nuit avec un autre français !

 

 

Les rencontres. Quand on se fait chier dans une ville, on trouve échappatoire parfois dans les rencontres que l’on fait. J’ai rencontré certaines personnes le temps de quelques heures, d’une soirée autour d’un verre, avec qui j’ai globalement passé un bon moment. Et puis, il y a ces autres visages, que j’étais heureuse de retrouver régulièrement.

 

– Le salaire. Quand on fini par stabiliser notre situation, le salaire peut être très avantageux, soyons honnêtes.

 

– Les opportunités en photographie. J’ai en effet eu l’opportunité d’être photographe durant ces 3 mois, pour un magazine de mode, un mariage et un cabinet dentaire. Clairement, étant donné que je fais ça plus par plaisir que par profession, je n’aurai jamais pu avoir ce genre de poste en France !

 

– L’absence de jugement. J’en avais déjà parlé dans mon cher journal #2 que c’est quelque chose que j’appréciais en Australie, et je le confirme encore aujourd’hui. Bien que, je ne pourrais jamais m’empêcher de juger à la française, c’est très plaisant de savoir que presque tout le monde s’enfout de tes tatouages, piercings et ce que tu fais.

 

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&Du vin sur la moquette !

– La conduite. J’ai eu l’occasion de conduire sur les routes australiennes pour un petit road trip, et c’était super agréable, les gens respectent bien le code de la route aha.

 

– Les sushis pas chers. Et c’est d’ailleurs bien l’un des seuls trucs pas chers.

 

– Je tiens mieux l’alcool. Et là, tout ceux qui sont passés par l’Australie, peuvent le confirmer, on ne sait pas pourquoi (ah si, parce-qu’on se fait chier), mais on picole tous comme on n’a jamais picolé ! 

 

– Les lieux design. Qu’on se le dise, s’ils savent bien faire un truc à Brisbane, c’est de beaux restaurants et de beaux bars.

 

Les moins :

 

– Leurs règles à deux balles. J’imagine que c’est une réaction typiquement française, nous qui sommes habitués à faire un peu ce que l’on veut. Mais quand bien même, c’est super chiant de se faire hurler dessus si on monte avec une boisson ou de la nourriture (emballée) dans le bus (certains se font même virer pour ça) ou autres conneries du genre.

 

– Leur douane en mousse. Bah oui, mon visage dérange grandement puisque je me suis fait contrôlée je ne sais combien de fois aux aéroports d’Australie. Et pas qu’un peu, toutes mes affaires ont été déballé, moi-même au passage, car selon eux, j’avais l’air de trimballer de la droguuuuuue, beaucoup de droguuuuue.

 

– L’hypocrisie des gens. Alors autant nous en France, on est réputé pour être des gens pas très sympas du tout, mais au moins, la plupart du temps on sait si on est détesté par quelqu’un, avec ou sans sourire. Ici en Australie, il est courant d’appeler tout le monde “buddy”, “guy” ce qui équivaut à un “mon pote”. C’est culturel. Tout le monde il est beau il est gentil, jusqu’à que soudainement, tu te prends un premier couteau dans le dos. Puis deux, puis trois, puis 120 000. Mais ceci, je précise, concerne les australiens qui veulent tirer avantage des étrangers. Je ne sais pas comment ça se passe entre eux, mais voilà, ceux qui ont un business (une entreprise qui veut vous embaucher ou votre propriétaire), n’hésiteront pas à mettre de côté toute humanité pour quelques dollars. D’ailleurs, je vais même consacrer un article entier sur notre cher propriétaire.

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Loisir n°1 : la biblio

 

– L’ennui. Et oui, on s’ennuie en Australie. Quand il y avait des évènements et festivals, on était contentes d’y aller. Puis, on s’est rapidement rendu compte que c’était toujours la même chose : des stands de bouffe. Et quoi d’autre ? Des stands de bouffe. Et en plus, en général, tu dois payer l’entrée à l’évènement pour pouvoir t’acheter de la nourriture qui coûte plus chère qu’en temps normal. Ceci est vraiment très très ennuyeux.

 

– Les asiatiques. MERDE ! J’aimerais porté plainte contre tous ceux qui nous ont laissé croire toutes ces années que l’Australie se résumait par des beaux et belles blondes bronzés grâce à leur session surf. C’est FAUX complètement FAUX. Tout ce que vous trouverez, et là, que ça soit Brisbane, Melbourne (encore pire), Sydney, n’importe où, c’est DES ASIATS. Je suis pas raciste, en plus je suis moi-même bridée et j’ai passé et passera encore des mois en Asie, mais imaginez la déception une fois sur place ! Aha.

 

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Pas belles mais bien au chaud aha

– Le froid. MERDE ! J’aimerais à nouveau porté plainte contre tous ceux qui nous ont laissé croire toutes ces années qu’on pouvait se dorer la pilule 365 jours sur 365 jours en vivant en Australie. C’est FAUX. Même en vivant dans le state of Sunshine, l’hiver, je l’ai senti ! Ici, y’a pas forcément voire pas du tout de chauffage dans ton logement, les fenêtres, c’est comme si elles étaient tout le temps ouverte. Alors, je vous laisse imaginer une fois de plus ma déception, quand j’ai du m’endormir pendant des semaines avec : 2 pantalons, 2 paires de chaussettes, 1 débardeur, 1 t-shirt, 2 pulls, 1 bonnet, 1 écharpe et des gants en Australie ! Même en France, je n’ai jamais fait ça. JAMAIS !

 

– La vie chère et le non sens. Pourquoi payer une petite bouteille de coca à 4$ quand on peut avoir une bouteille de 2L à 2$ ? Bah oui, j’ai pris du poids. Je vous dirai pas combien, mais c’est pas évident ! Aha. Je vous assure que payer 3$80 pour 3 stops en bus va me faire désormais adorer payer mon abonnement TCL à 50€ par mois. Puis voilà, tout est cher, c’est tout (à part les sushis).

 

– Les français qui traînent entre français, (oui on était trois françaises et alors ?) et qui n’arrangent pas notre réputation (dieu merci, nous avons rencontré de très sympathiques français). Ma foi, chacun ses objectifs.

Voili voilou. C’était sympa de croiser un kangourou et un koala, mais malheureusement ça n’a pas compensé !

 

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#CNPQ qu’au pôle nord qui fait froid.

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31/08/15 Australie

Pourquoi je n’aime pas l’Australie

 

Je (Adeline) parle plus précisément de Brisbane car je n’ai pas vu le reste de ce pays. Et si on jugeait la France en voyant Grenoble ça ne lui rendrait pas justice haha oups.

 

Ce que je n’aime pas ? Tout.
Ce que j’aime ? Rien.

 

Naaaan ! Vmvs (vous même vous savez) que j’abuse, que je suis aux extrêmes, je n’aime pas le gris : pour moi la vie je la vois soit en noire soit en blanc et bah là tout de suite Brisbane c’est noir.

 

Allez je fais une liste des j’aime/j’aime pas

 

J’aime :
– Avoir vu des vrai dauphins pour mon anniversaire (cimer à mon meilleur copain)
– La rencontre avec nos roommates : big up Vivi et Koko
– Me sentir bien habillée par rapport aux autres tellement le niveau de style est BAS (en effet je vois Cristina Cordula avoir une crise cardiaque en s’écriant ça ne va pas di tout ma chériie)

 

 

J’aime pas :
– Les arnaques backpackers
– Leur comportement familier
– Le manque de réflexion
– L’ennui de cette ville
– La vie chère pour rien (transports en commun, bouffe, respirer l’air…)
– Que ton proprio essaie de t’arnaquer alors qu’il est riche comme Crésus
– Que tu travailles et que tu ne sois pas payé (je suis en bataille judiciaire avec Flyers Express)

 

 

#CNPQ la belle vie en Australie

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30/08/15 Pendant le voyage

Kon’nichiwa!

 

Nous avons quitté l’Australie le 22 août. Nous qui avons initialement prévu de rester là-bas jusqu’à notre retour en France, c’est-à-dire pour noël, avons changé nos plans. Pourquoi ? Je suis sûre qu’Adeline se fera un grand plaisir de vous partager tout cela dans un article prochainement, mais concrètement, le pays des kangourous n’est définitivement pas fait pour nous. Alors, on a décidé de reprendre la route, pour ces environ 4 mois restants. Je vous écris donc depuis notre tout petit appartement à Osaka, car les japonais aiment les toutes petites choses. Et quelque part, je trouve ça bien de nous remettre à re rédiger au Japon, puisque concrètement, c’est lorsque nous étions au Japon en mars dernier que nous avons lâché le blog.

 

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tokyo_temple_japon_cnpqNous vous préparons donc moulte articles, sur tous ces mois passés, notre premier au voyage au Japon, la joie de ressentir la chaleur à nouveau à Phuket et à la fois, notre haine pour les touristes (oui oui, je suis bien consciente que nous sommes aussi des touristes aha), notre séjour à Singapour ou, comment loger en couchsurfing chez un vieux monsieur qui vous fait des avances bizarres, nos merveilleuses péripéties en Indonésie, toutes ces rencontres, les vlogs avec notre excellent humour de clowns, notre installation en Australie et mon visage qui n’inspire aucune confiance aux agents de sécurité et tout ce que vous voulez du pays. Nous aurons sûrement de grandes choses à dire aussi, sur, comment nous avons évolué au cours du voyage (ou plutôt comment j’ai évolué car Adeline reste un robot indestructible), et je suis sûre que vous vous demandez tous si nous avons réussi à nous supporter tout ce temps.

 

On peut dire que quelque part, c’est la rentrée pour nous aussi ! Sauf que ça reste des vacances aha. En réalité, on a tellement de choses à dire, qu’on ne sait pas par où commencer. Mais, on ne lâchera pas notre cher et tendre #CNPQ, tant que l’on ne vous aura pas tout raconté. Après ça veut pas dire qu’on aura tout terminé avant notre retour en France, mais ça nous occupera bien au chômage aha.

 

Bon courage à tous pour la reprise en tout cas.

 

#CNPQ des beaux blonds sur la plage en Australie

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03/06/15 Australie

Cher journal #2 : Quelques pensées depuis New Farm

 

 

Times flies“, comme on dirait ici. Cela fait déjà un mois que nous sommes en Australie et j’ai (Mélanie) pensé qu’il était le temps de refaire vivre ce blog ! Depuis Tokyo on n’a fait que profiter de nos découvertes et de nos rencontres à fond, ce qui fait qu’un bon nombre d’articles n’ont jamais vu le jour. Et puis, en arrivant en Australie, ça n’a fait qu’empirer : prendre ses repères, trouver un logement, un travail, commencer sa vie d’adulte ! Mais je tiens énormément à #CNPQ car quelque part, partager mes expériences dans chaque pays, au travers de photos, vidéos et d’articles, est un plaisir que je pourrais réaliser à temps plein. Oui car forcément, après avoir voyagé et en commençant à stagner dans une ville, on commence à se poser des questions, sur ce que l’on veut réellement faire de sa vie. Alors me voilà à vous écrire un Cher Journal pour vous faire part de différentes pensées en direct du salon de mon premier appartement officiel (et oui oui, je suis de nature plus expressive sur mes émotions que ma chère Adeline aha).

 

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Nous sommes le Mercredi 3 Juin 2015, déjà ! Dans exactement 2 semaines, je ferai mon retour en France pour le mariage de mon frère et je m’aventurerai en solo pour quelques jours au Vietnam. J’avoue, j’ai du mal à imaginer ce que va donner ce retour. Bientôt 6 mois que j’ai quitté Lyon et je me suis adaptée à tellement de cultures différentes, que j’en ai perdu mes repères français. Bien évidemment, je suis très contente de retrouver ma famille et mes amis, mais tout sera tellement précipité que j’ai l’impression que je n’aurai pas le temps de réaliser ce qu’il se passe. J’ai réellement le sentiment d’avoir 2 vies différentes, alors je pense que quelque part je vais avoir un petit choc émotionnel. Surtout après autant d’heures de vol !

 

Enfin bref. Ce que je voulais partager avec vous dans cet article, est avant tout notre vie en Australie. Alors, vivre dans ce pays qui fait rêver pas mal de monde, qu’est-ce que ça donne ? Et bien, au début, ça nous a fait ni chaud ni froid. Dans le sens où on s’était habituées au changement permanent et aux chocs culturels en Asie et finalement, l’Australie est un pays développé qui a cette âme occidentale en elle. Nous vivons exactement à New Farm, dans un quartier de Brisbane appartenant à la Région du Queensland, autrement dit, la côte Est de l’Australie ! Et ouais, pas très ravies car, il n’y a pas de surfers comme tout le monde nous laissait entendre aha, et oh mon dieu, je m’attendais pas à avoir autant d’asiatiques ! C’est bien pire qu’au quartier chinois de la Guillotière (big up aux lyonnais ;).

 

 

On a trouvé cet appartement, que l’on partage en colocation avec une autre française, Virginie (que l’on a rencontré dans un contexte bien particulier aha) et une coréenne, Jony. Tout se passe très bien, je pense que nous formons une bonne équipe ! Côté travail, les postes dans la comm’ ne sont pas encore pour nous. On prend tout ce que l’on peut trouver histoire de mettre côté pour de futurs road trips ! Et puis, on a rencontré assez rapidement de nouvelles têtes, on se fait à ce quotidien et, personnellement, je réalise qu’en fait oui, l’Australie c’est quand même différent de la France.

 

Je ne souhaite pas heurter la sensibilité des chers français qui peuvent lire ces quelques lignes, mais ce qui va suivre n’est que mon ressenti personnel. En Australie, tout le monde se fout de ce que tu fais en fait. Il n’y a pas de jugements. Parfois, à notre plus grand désespoir car nous sommes des françaises avant tout et on aime bien quand par exemple, les personnes portent des vêtements qui s’accordent bien ensemble aha, mais quelque part, ça fait du bien. Tatouages, piercings, ils s’enfoutent. Mon piercing en plein milieu de la face n’a jamais dérangé personne ici, ni même les employeurs, ni même les clients que j’ai pu avoir. En Australie, tout se fait vite et simplement. Peut-être aussi parce-que la notion de confiance existe ici. Quand on a pris notre appartement, on devait payer en cash deux fois le loyer et la caution, aucun papier à signer, ni de documents à apporter. Une femme m’a déjà laissé seule dans sa voiture avec ses affaires et ses clés alors que je venais de la rencontrer. Ca suit un peu l’état d’esprit en fait de nos diverses expériences en Asie et soyons honnêtes, ce n’est pas le genre de chose qui arrive fréquemment en France ! En Australie, oui, il peut faire froid. L’hiver a commencé ici. Mais, ça ne sera jamais le froid de chez nous et le soleil est là presque quotidiennement. Puis ici, les gens ont le contact facile. Je ressens aucune difficulté à parler à des inconnus même en présence de la barrière de la langue, ou plutôt devrais-je dire, la barrière dû à mon accent français aha. Je suis bien évidemment consciente que je ne fais là qu’une généralité de ma propre expérience, mais en tout cas, cet esprit me plaît !

 

Ceci est donc une petit mise à jour, en attendant qu’on écrive les différents articles et que je réalise les différents montages ! 

 

#CNPQ sea, sex and sun

 

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